21mrt-2017 - La chaine officielle de l'Ă©mission de France 3.C'est pas sorcier, le magazine de la dĂ©couverte et de la science.Fred et Jamy nous offrent un petit Ă©clairciss 22. Contribution au PIB national de chacune des filiĂšres viande et lait, et sa tendance 3 2.3. Contribution au revenu du mĂ©nage, bien ĂȘtre et emploi..3 2.4. Proportion de la population engagĂ©e (emploi, dans les filiĂšres viande et lait) ..4 2.5. Principaux objectifs de la production de la viande et du lait: subsistance, satisfaction Cest toujours pas sorcier S2 E6 - Au feu , les pompiers ! publiĂ© le 21/12 28 min ; C'est toujours pas sorcier S2 E19 - Vivre dans l’espace publiĂ© le 21/12 27 min ; C'est toujours pas sorcier S3 E18 - Les Ă©motions, toute une chimie ! S3 E18 - Les Ă©motions, toute une chimie ! Tempsde cuisson. Enfourner le Foie Gras dans un four prĂ©chauffĂ© Ă  200°C pendant 9 Ă  10 minutes. Pour une cuisson lente Ă  90°C, prĂ©voir un temps de cuisson de 25 minutes. Du moment que le Foie Gras est emballĂ© de façon parfaitement hermĂ©tique, il ne se dĂ©shydrate quasiment pas ; ceci quelque soit la tempĂ©rature du four. Lecarnage explosait en contrebas, l'imposant sorcier s'Ă©tait reculĂ© pour profiter du couvert du couloir de l'Ă©tage. Deux craquements bien caractĂ©ristiques s'Ă©t Vay Tiền Nhanh Ggads. Alimentation des animauxEnvironnementDans le monde de l’ Ă©levage, l’alimentation des animaux est trĂšs importante. Par exemple, dans les Ă©levages de volailles le prix de l’alimentation reprĂ©sente entre 55 et 70% du coĂ»t de production! Puisque ce sont des animaux trĂšs fragiles, les volailles ne peuvent pas ingĂ©rer n’importe quoi. Mais c’est souvent un casse-tĂȘte pour les Ă©leveurs, qui doivent ĂȘtre attentifs aux enjeux nutritionnels, Ă©conomiques mais aussi de conduite alimentaire en production avicole – ou Ă©levage professionnel de volailles – est trĂšs complexe et doit ĂȘtre bien rĂ©flĂ©chie. En effet, assurer une alimentation Ă©quilibrĂ©e de ses volailles constitue l’assurance d’une bonne santĂ© pour ses animaux, d’une croissance optimale de ceux-ci, d’une maĂźtrise efficace du coĂ»t et de la qualitĂ© finale des produits viande ou oeuf.Les sources d’alimentation en Ă©levage de volaillesL’éleveur a plusieurs possibilitĂ©s pour fournir des aliments Ă  ses volailles. Il doit apprĂ©hender au mieux les enjeux qui y sont liĂ©s et choisir ce qui s’adapte le mieux Ă  sa production et Ă  son Ă©leveur peut faire plusieurs choix ‱ fabriquer l’aliment Ă  la ferme,‱ acheter un aliment complet auprĂšs de professionnels de l’alimentation,‱ acheter un complĂ©ment auprĂšs de professionnels de l’alimentation Ă  mĂ©langer Ă  ses propres matiĂšres troisiĂšme dĂ©marche est une pratique trĂšs courante en Ă©levage de poulets de chair en Wallonie. Le froment cultivĂ© Ă  la ferme est mĂ©langĂ© Ă  un complĂ©ment spĂ©cifiquement et nutritionnellement alternatives au sojaPour atteindre cet objectif optimal de production, le soja constitue la matiĂšre premiĂšre aujourd’hui la plus adaptĂ©e en termes d’équilibre qualitĂ©/prix, mais il pose des questions en termes de des questions que pose l’utilisation du soja, les Ă©leveurs de volailles et leurs encadrants rĂ©flĂ©chissent Ă  comment devenir moins dĂ©pendants du soja. Etre moins dĂ©pendants du soja ne peut pas se passer seulement au niveau des Ă©leveurs wallons. Les acteurs de la Recherche scientifique et de l’encadrement, mais aussi l’ensemble des opĂ©rateurs des filiĂšres y travaillent. Plusieurs voies sont possibles et prĂ©sentĂ©es dans ce protĂ©ines transformĂ©es animales PTA et les farines d’insectesLes PTA = utilisation de protĂ©ines animales transformĂ©es provenant de non ruminants pour l’alimentation des volailles et des porcs, ainsi que de protĂ©ines animales transformĂ©es provenant d’insectes. Ces composantes d’origine du rĂ©gime alimentaire des volailles insectes et vers de terre ne sont pas encore autorisĂ©es dans l’alimentation des dĂ©veloppement de la culture de soja dans nos rĂ©gionsLa sĂ©lection des variĂ©tĂ©s adaptĂ©es Ă  notre climat est essentielle pour parvenir Ă  dĂ©velopper significativement la culture. Il semble toutefois que ce soja sera davantage rĂ©servĂ© Ă  l’alimentation humaine, compte tenu du meilleur prix valorisation plus importante d’autres protĂ©agineux cultivĂ©s chez nous pois, fĂ©veroles, lupinsBien qu’ils soient incorporĂ©s dans de faibles proportions dans les rations pour diverses concentrĂ© protĂ©ique de luzerneSa qualitĂ© protĂ©ique est comparable au soja, mais le procĂ©dĂ© d’obtention est trĂšs gourmand en Ă©nergie et prĂ©sente un rendement relativement parcours pour les volailles ayant accĂšs au plein airLes apports nutritionnels sont alĂ©atoires selon les conditions du parcours en lui-mĂȘme type d’essences vĂ©gĂ©tales implantĂ©es et degrĂ© d’amĂ©nagement au moyen de haies, d’arbustes et d’ savoir plusTout savoir sur la complexitĂ© de l’alimentation des volaillesPourquoi l’alimentation des volailles est trĂšs rĂ©flĂ©chie et trĂšs impactante pour un Ă©leveur? Pourquoi il n’est pas possible de remplacer le soja si facilement? Consultez notre dossier complet sur l’alimentation des volailles. L’AutoritĂ© de la concurrence a tranchĂ©. InsĂ©rer des clauses de rĂ©vision et de lissage des prix dans les contrats commerciaux dans la filiĂšre de la viande ne va pas Ă  l’encontre des rĂšgles de la concurrence. Une dĂ©cision qui rassurent les industriels et agriculteurs du secteur, victimes de la hausse des prix des matiĂšres premiĂšres depuis plusieurs mois. "Ces clauses permettent aux opĂ©rateurs d'ajuster les prix lorsqu'est constatĂ©e une forte volatilitĂ© des prix des matiĂšres premiĂšres agricoles", souligne l’AutoritĂ©, qui explique que ces clauses sont frĂ©quentes dans d’autres filiĂšres. Saisie par le gouvernement, l’AutoritĂ© devait trancher sur un accord signĂ© par les filiĂšres bovine, porcine et avicole en mai. Il prĂ©voyait la rĂ©ouverture des nĂ©gociations commerciales dĂšs que les prix de l’alimentation animale dĂ©passent une certaine cote d’alerte. Un mouvement applicable tant Ă  la hausse qu’à la baisse. Le gendarme de la concurrence exige pourtant que la fixation des prix se fasse de maniĂšre autonome en fonction des coĂ»ts propres des opĂ©rateurs parties au contrat, sans atteinte Ă  la libertĂ© de nĂ©gociation. Sujets associĂ©s Agro Consommation Je n'ai pas appris grand chose sur les nanotechnologies en Ă©coutant RĂ©pliques, l'Ă©mission d'Alain Finkielkraut, qui leur Ă©tait consacrĂ©e samedi dernier. Par contre, il y a eu un moment dans la discussion entre Etienne Klein physicien fameux et Olivier Rey philosophe, collĂšgue de Finkielkraut Ă  Polytechnique que j'ai trouvĂ© tout Ă  fait intĂ©ressant. Il s'agissait des rapports que peuvent ou doivent ? entretenir science et dĂ©mocratie. Pour Olivier Rey, la technoscience promet en permanence un bouleversement du monde vis Ă  vis duquel les citoyens n'auraient d'autre option que de s'adapter. Mais, remarque-t-il, nous sommes censĂ©s vivre dans une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique oĂč ce sont prĂ©cisĂ©ment les citoyens qui choisissent collectivement le monde dans lequel ils veulent vivre... Il y a manifestement un problĂšme. Pour que la dĂ©mocratie puisse vĂ©ritablement s'exercer il faut que les citoyens soient relativement compĂ©tents Ă  propos des questions dont ils dĂ©battent. Et lĂ  on se heurte avec la science moderne Ă  un Ă©norme problĂšme c'est que la science moderne a un caractĂšre intrinsĂšquement Ă©sotĂ©rique. A partir du moment oĂč elle s'est constituĂ© en rĂ©pudiant le tĂ©moignage des sens, elle s'est constituĂ©e en connaissance Ă©sotĂ©rique qui l'exclut par principe du champ dĂ©mocratique. 1 Et Olivier Rey d'enchaĂźner sur une citation de Simone Weil De la science actuelle on ne peut rien vulgariser, si ce n'est que les rĂ©sultats, obligeant ainsi ceux que l'on a l'illusion d'instruire Ă  croire sans savoir. Ainsi la science rĂ©introduit dans la sociĂ©tĂ© le rĂ©gime du "croire" qu'elle promettait d'Ă©radiquer. Etienne Klein, que Finkielkraut pousse Ă  rĂ©agir, ne semble pas prendre tout Ă  fait la mesure de l'argument ou alors il est trĂšs pacifiste et rĂ©pond sur le mode pĂ©dagogique qu'Olivier Rey vient prĂ©cisĂ©ment de disqualifier Je ne dirais pas que la science est Ă©sotĂ©rique, je dirais qu'elle parle une langue Ă©trangĂšre. La physique s'Ă©crit grĂące Ă  des Ă©quations, grĂące Ă  un formalisme qui n'est pas immĂ©diatement traduisible dans le langage ordinaire. Et pour qu'il y ait un dĂ©bat, il me semble indispensable que certaines notions soient acquises. 1 Olivier Rey reproche Ă  Etienne Klein de vouloir tirer le grand public sur un terrain qui n'est pas le sien le grand public n'a sans doute pas envie d'apprendre la physique et la statistique avant de pouvoir s'exprimer, et on le comprend ! Il y a une dissymĂ©trie qui est quand mĂȘme trĂšs grande, parce qu'un scientifique qui ne connait rien Ă  l'Ă©levage n'est pas obligĂ© de payer sa mĂ©connaissance par le fait de retrouver son jardin envahi de vache ou de moutons. En revanche, l'Ă©leveur qui ne connait rien aux nanotechnologies est menacĂ© de voir son existence menacĂ©e par leur dĂ©veloppement. .. Il va se voir contraint de pucer ses bĂȘtes pour assurer la traçabilitĂ© de la viande issue de son troupeau, traçabilitĂ© rendue nĂ©cessaire par les catastrophes industrielles qu'on connait. 1 Pour Olivier Rey, il faut donc imposer des limites au dĂ©veloppement techno-scientifique et une des profondes orniĂšres conceptuelles dans lesquelles se trouve la gauche aujourd'hui tient prĂ©cisĂ©ment Ă  ce qu'elle rĂ©pugne Ă  remettre en cause son alliance historique avec le dĂ©veloppement scientifique et technique. Y a-t-il un Ă©sotĂ©risme intrinsĂšque Ă  la science ou Ă  la "technoscience" chĂšre Ă  Olivier Rey? Et quid, dans ce cas de la dĂ©mocratie dans un monde oĂč les enjeux techniques prennent de plus en plus de place ? D'abord, le couplage "technoscience" mĂ©riterait d'ĂȘtre questionnĂ© lui aussi y a-t-il communautĂ© de discours, de vision et d'intĂ©rĂȘts entre "technos" et "scientifiques" ? Entre chercheurs, ingĂ©nieurs, et fabricants de yaourts au bifidus ? Si on prend l'exemple citĂ© plus haut du berger et des puces, on voit bien comment un choix politique pourrait interdire le "puçage" des animaux d'Ă©levage, on voit moins en quoi la recherche scientifique est directement concernĂ©e... Sinon, si cette distinction science/technique est illusoire, qu'est-ce qu'il fallait interdire exactement Ă  la "technoscience" dans son ensemble pour qu'on n'arrive pas Ă  la possibilitĂ© du puçage ? L'invention de la puce Ă©lectronique autonome ? Celle des circuits intĂ©grĂ©s ? Celle de la radio ? Et, puisque les ondes radio font partie du monde, fallait-il empĂȘcher Maxwell de les dĂ©couvrir ? Interdire Ă  Marconi de les utiliser ? EmpĂȘcher Johnny Halliday et Lady Gaga de nous casser les oreilles avec ? Et puis dans Ă©sotĂ©risme il y a l'idĂ©e d'une restriction volontaire, d'un accĂšs Ă  la connaissance rĂ©servĂ© seulement Ă  quelques uns, par l'effet d'un choix dĂ©libĂ©rĂ©. Le discours scientifique s'inscrit-il dans une telle dĂ©marche Ă©sotĂ©rique ? Je n'en ai pas l'impression. Si la physique moderne est difficile Ă  apprĂ©hender, est-ce Ă  cause d'un parti pris des physiciens actuels, qui choisiraient de rendre imbittables des choses toutes simples ? Il faudrait tout de mĂȘme ĂȘtre un complotiste trĂšs trĂšs convaincu pour rĂ©pondre oui... Et si la rĂ©ponse est non, une autre explication s'impose, hĂ©las c'est que le monde ou nous vivons - et que le physicien tente de dĂ©crire - semble bien avoir le mauvais goĂ»t d'ĂȘtre bizarre et compliquĂ©, et ce sans la moindre considĂ©ration ni pour le nĂ©cessaire dĂ©bat dĂ©mocratique, ni mĂȘme pour les valeurs de gauche, honte Ă  lui ! Finalement, la science qui s'exprime dans une langue Ă©trangĂšre d'Etienne Klein reste peut-ĂȘtre l'optique la moins dĂ©raisonnable... Avec ce corollaire dĂ©plaisant que, pour participer au dĂ©bat, il va falloir au minimum dĂ©finir quelques Ă©lĂ©ments d'un vocabulaire commun. Les citoyens d'aujourd'hui n'ont peut-ĂȘtre aucune envie de se plonger dans la physique thĂ©orique... Mais aprĂšs tout, ceux d'hier n'Ă©taient pas non plus des fanas de droit constitutionnel. Et pourtant ils ont rĂ©ussi Ă  absorber les notions de base de la dĂ©mocratie reprĂ©sentative et du scrutin uninominal Ă  deux tours ! Des notions que Louis XVI et NapolĂ©on III considĂ©raient certainement comme absolument hors de portĂ©e de la populace... 1 RĂ©pliques 19-03-2011 - L'enjeu des nanotechnologies Voir aussi 125 - Hominescence Bien-ĂȘtre AnimalL’élevage de poulets de chair est souvent au cƓur des polĂ©miques, surtout lors des demandes d’installation des Ă©leveurs dans les communes. Le bien-ĂȘtre et la qualitĂ© des volailles sont souvent remis en question. Des idĂ©es reçues circulent quant aux diffĂ©rences entre les Ă©levages de poulets de chair dits standards, et les Ă©levages alternatifs, de qualitĂ© diffĂ©renciĂ©e ou encore bio. Qu’en est-il de la densitĂ© de population et des pratiques dans ces Ă©levages? On parle d’un poulet de chair » pour dĂ©signer une volaille Ă©levĂ©e exclusivement pour la production de viande. La viande de poulet, une des plus consommĂ©eEn 2018, le belge a consommĂ© 13,78 kg Ă©quivalent carcasse de viande de volailles par habitant par poulets de type standard ont-ils leur place dans l’assiette du consommateur?L’élevage de poulets de chair semble rĂ©pondre aux standards d’une grande partie de la population qui prĂ©fĂšre une viande jeune, Ă  la texture plus tendre. En savoir plusEn Wallonie, le poulet reprĂ©sente seulement 16% de la production belge,mais par contre Ÿ de la production nationale de poulets alternatifs, c’est-Ă -dire produits sous rĂ©gime de qualitĂ©, dont les cahiers des charges qualitĂ© diffĂ©renciĂ©e et biologiques. Au niveau national, plus de 95% de la production de poulets biologiques sont en intensif, trop serrĂ©s, en cages, Ă©levages en batteries idĂ©es reçues sur le pouletContrairement Ă  l’imaginaire collectif, le poulet dit standard n’est pas Ă©levĂ© en batterie, ni en cage, mais bien en libertĂ© dans un poulailler est optimisĂ© pour rĂ©pondre aux besoins des poulets et contribuer Ă  leur bien-ĂȘtre, de sorte d’obtenir Ă©galement de bonnes performances dans un processus gagnant-gagnant. En savoir plusUn mode d’élevage lĂ©gal et contrĂŽlĂ©L’adĂ©quation des conditions de production avec le respect du bien-ĂȘtre animal est strictement contrĂŽlĂ© par l’AFSCA dĂ©lĂ©gation des contrĂŽles Ă  l’AFSCA par le Service Public de Wallonie, aujourd’hui compĂ©tent au niveau du bien-ĂȘtre animal.Le contrĂŽle est Ă©tabli Ă  partir d’une frĂ©quence d’inspection dĂ©finie sur une base lĂ©gale et d’une check-list reprenant toutes les exigences de la lĂ©gislation relative au bien-ĂȘtre du poulet de chair ArrĂȘtĂ© royal du 13 juin 2010 fixant des rĂšgles minimales relatives Ă  la protection des poulets destinĂ©s Ă  la production de viande. En savoir plus Alors que la France monte au crĂ©neau contre les quotas de viande prĂ©vus au sein de l’accord UE/Mercosur, elle programme dans le mĂȘme temps la ratification du CETA, pourtant dĂ©noncĂ© par les producteurs de viande bovine. Les producteurs de viande bovine en France sont vent debout contre les accords de libre-Ă©change nĂ©gociĂ©s par la Commission europĂ©enne, craignant la concurrence dĂ©loyale des pays tels que l’Argentine, le BrĂ©sil ou encore le Canada. Alors que les nĂ©gociations vont bon train avec les pays du Mercosur Argentine, BrĂ©sil, Paraguay et Uruguay, plusieurs États membres ont pressĂ© la Commission de conclure ces pourparlers commerciaux. Ils sont ainsi 7 États membres Ă  avoir envoyĂ© une missive Ă  Bruxelles pour rĂ©clamer l’aboutissement rapide des discussions. À contre-courant, Paris a exprimĂ© cette semaine aux cĂŽtĂ©s de l’Irlande, de la Pologne et de la Belgique sa prĂ©occupation quant Ă  cet accord commercial et Ă  ses rĂ©percussions sur leurs secteurs agricoles, qui seraient exposĂ©s plus frontalement Ă  la concurrence des producteurs argentins et brĂ©siliens. L’effet cumulĂ© des diffĂ©rents quotas nĂ©gociĂ©s au sein des diffĂ©rents accords de libre-Ă©change signĂ©s par l’Union europĂ©enne pourrait au final dĂ©stabiliser la production et le secteur agricole », ont dĂ©plorĂ© les quatre chefs d’État et de gouvernement. Quotas de viande Parmi les points de vigilance soulevĂ©s dans le courrier figurent les quotas de bƓuf, de volaille, de sucre et d’éthanol, la qualitĂ© des produits agricoles exportĂ©s en Europe, en particulier de la viande ou encore les contrĂŽles aux frontiĂšres. C’est en particulier sur la viande que les inquiĂ©tudes sont les plus vivaces, car le BrĂ©sil et l’Argentine sont de gros producteurs. On veut que la viande bovine ne fasse pas partie du paquet des nĂ©gociations avec le Mercosur », affirme un porte-parole de l’Association nationale interprofessionnelle du bĂ©tail et des viandes Interbev. Dans la loi française, on nous demande de monter en gamme dans la façon dont nous produisons de la viande bovine, et le consommateur veut des engagements sur l’environnement et le bien-ĂȘtre animal, etc. On ne peut pas de l’autre cĂŽtĂ© ouvrir les portes Ă  des importations qui ne respectent aucun de ces critĂšres de qualitĂ© », poursuit-il . QualitĂ© de la production Les inquiĂ©tudes sur Ă©carts de qualitĂ© de production entre l’UE et les pays du Mercosur se sont accentuĂ©es depuis l’élection du prĂ©sident d’extrĂȘme droite, Jair Bolsonaroa, au BrĂ©sil. Ce dernier a dĂ©jĂ  permis l’homologation de 152 pesticides auparavant interdits, et proscrits en grande partie au sein de l’Union europĂ©enne. Outre le recours extensif aux intrants chimiques, les conditions de production de viande sont trĂšs Ă©loignĂ©es des standards europĂ©ens. Les bƓufs aux hormones sont exclus des quotas certes, mais tout le reste y est nourriture aux OGM de cultures issues de la dĂ©forestation, antibiotiques utilisĂ©s comme activateurs de croissance, etc. » rappelle le porte-parole d’Interbev. Aujourd’hui, l’élevage de bĂ©tail est responsable de 80 % de la dĂ©forestation de l’Amazonie brĂ©silienne, qui abrite 40 % des forĂȘts humides restantes dans le monde. Au BrĂ©sil, les normes environnementales, sanitaires et phytosanitaires imposĂ©es aux modĂšles de production sont infĂ©rieures Ă  celles appliquĂ©es en Europe », s’indigne le principal syndicat agricole europĂ©en Copa-Cogeca, dans une lettre ouverte. Les agriculteurs europĂ©ens peuvent [
] assumer la mise en Ɠuvre de mesures ambitieuses pour s’adapter au changement climatique [
].Toutefois, cela ne sera possible que si l’UE ne mine pas leurs efforts en tolĂ©rant les importations de produits provenant de pays qui encouragent la dĂ©forestation et soutiennent des pratiques agricoles qui ne sont pas acceptĂ©es au sein de l’UE », a rappelĂ© Pekka Pesonen, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Copa et de la Cogeca. Nous avions dĂ©jĂ  beaucoup de raisons de nous inquiĂ©ter des consĂ©quences de cet accord sur l’environnement, le climat, la santĂ©, les droits des travailleurs ou encore l’agriculture europĂ©enne. L’élection de M. Bolsonaro Ă  la tĂȘte du BrĂ©sil a encore aggravĂ© ces craintes », explique Aurore Lalucq, Ă©conomiste et eurodĂ©putĂ©e française du groupe S&D. Le CETA en embuscade En parallĂšle de l’accord avec le Mercosur auquel la France s’oppose, avec peu d’alliĂ©s, la ratification du CETA, l’accord de libre-Ă©change entre l’UE et le Canada, a Ă©tĂ© annoncĂ©e. Le texte de ratification devrait passer devant les dĂ©putĂ©s de l’AssemblĂ©e nationale le 17 juillet. Le CETA Ă©tait entrĂ© en vigueur en septembre 2017, mais la France ne l’a toujours pas ratifiĂ© en raison de certaines inquiĂ©tudes notamment face Ă  la concurrence que le bƓuf canadien pourrait crĂ©er sur le marchĂ© français. À l’occasion d’une visite du Premier ministre canadien Justin Trudeau en France le 7 juin, Emmanuel Macron avait affirmĂ© que le dĂ©ferlement redoutĂ© de viande bovine canadienne sur le marchĂ© français n’avait pas eu lieu. AprĂšs presque deux ans de mise en Ɠuvre provisoire, le bilan du CETA est positif, la dĂ©stabilisation Ă©conomique qui avait Ă©tĂ© crainte par certaines filiĂšres agricoles sensibles n’a pas eu lieu, en particulier les importations de viande bovine », avait alors soutenu Emmanuel Macron. Les Ă©leveurs s’étaient dĂ©jĂ  Ă©rigĂ©s contre le CETA, qui ouvrait la porte Ă  une concurrence dĂ©loyale de la viande canadienne, oĂč l’utilisation d’hormones pour l’engraissement du bĂ©tail est autorisĂ©e. Mais la volontĂ© du gouvernement de ratifier dĂ©finitivement le CETA est mal comprise par la filiĂšre. Il est vrai qu’il n’y a pas eu d’impact visible sur le marchĂ© français. Mais les Canadiens sont en train de se prĂ©parer pour monter en puissance, notamment sur les morceaux nobles du bƓuf comme l’aloyau », explique Interbev. Un morceau de viande vendu entre 13 et 14 euros le kilo dans l’Hexagone, contre environ 7 euros au Canada. Une diffĂ©rence de prix qui pourrait fortement mettre Ă  mal les Ă©levages europĂ©ens et français. La production de viande bovine au Canada est certes moins pire que dans le pays du Mercosur, mais les mĂȘmes mĂ©thodes sont autorisĂ©es recours aux farines animales, aux antibiotiques activateurs de croissance, etc » regrette le porte parole d’Interbev.

c est pas sorcier les filiĂšres de la viande